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L’histoire de mon premier job

10 octobre 2018

Ces dernières semaines, nous avons tous entendu parler de la petite phrase d'Emmanuel Macron : "Je traverse la rue et je vous trouve un emploi". Des propos qui n'ont pas manqués de déclencher la polémique. En effet, aujourd'hui, avec 6 238 900 chômeurs, est-ce vraiment aussi simple de trouver un travail ? Tout ça m'a fait replonger en 2004, lorsque j'ai décroché mon premier job.

En juin 2004, j'ai obtenu ma maîtrise en "Management et développement de patrimoine immobilier". J'ai réalisé toutes mes études en alternance. Je trouvais que c'était un bon moyen pour apprendre le métier et acquérir de l'expérience. Ça fait toujours mieux sur un CV de pouvoir justifier d'une vraie expérience et pas juste de quelques stages à gauche à droite. Et autre point non-négligeable, ça étoffe le réseau !

À la fin de mes études, la société où j'avais réalisé mon alternance m'a proposé de me garder et de m'embaucher définitivement. Le rêve pour beaucoup de jeunes... mais pas pour moi. Au grand dam de mon entourage qui n'a pas compris ma décision. J'avais juste envie d'aller voir ailleurs.

Je me suis donc attelé à faire un beau CV et rédiger une lettre qui montrerait toute ma motivation. Ce ne fut pas une mince affaire. J'ai dû y passer une bonne semaine. Ce n'est pas évident de se vendre, surtout à 23 ans quand on vient tout juste de terminer ses études. Mais j'y suis arrivé, ou du moins, j'en avais l'impression. Et j'étais même un peu fier de moi.

Me voilà donc parti à l'assaut des agences immobilières et autres agences de gestion de patrimoine. Pendant deux jours, j'ai frappé à toutes les portes avec à chaque fois un accueil plus ou moins encourageant. "Effectivement, votre profil est intéressant, nous allons faire passer votre candidature à nos responsables et nous vous recontacterons". Je suis donc rentré chez moi, confiant, persuadé qu'on allait rapidement me recontacter pour me proposer un poste.

Mais les jours ont passé : 3 jours, 6 jours, 8 jours... toujours pas de nouvelles. Mon enthousiasme a commencé à retomber petit à petit. Après deux semaines sans réponse, j'ai relancé les sociétés que j'avais démarché. Mais les réponses ressemblaient toutes à "Nous sommes au regret de vous informer qu’actuellement aucun poste susceptible de correspondre à vos souhaits n’est disponible dans notre société. Mais nous ne manquerons pas de vous recontacter si un poste correspondant à votre profil vient à se libérer".

Après quelques jours de découragement, je me suis ressaisi et j'ai décidé d'activer mon réseau, de recontacter des personnes que j'avais rencontré lors de mes études, de mes alternances. Et ça a fini par payer. Deux mois après, une petite agence de gestion locative m'a proposé un CDI de gestionnaire technique ! Le Graal !
Ils m'ont très vite fait confiance et donné des responsabilités. J'avais en charge, la gestion des relations entre les promoteurs et les diverses entreprises, la réalisation des états des lieux, le suivi des dossiers sinistres ou encore le suivi des dossiers de réserves.

En 2014, il ne suffisait pas de traverser la rue pour trouver un job, mais avec un peu de motivation et de persévérance on pouvait tout de même trouver relativement rapidement un travail.

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